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    <title><![CDATA[Trekking sauce bearnaise]]></title>
    <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/</link>
    <description>trekking / voyage par Sandrine et yannick</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Trekking sauce bearnaise]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 23:43:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 13 Mar 2010 23:43:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, NC NC</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Petit raid hivernal au Toubkal]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-petit-raid-hivernal-au-toubkal-42401766.html</link>        <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp; <img src="http://img.over-blog.com/500x375/0/41/65/66/Trek-hivernal-Toubkal/01_Imlil-Refuge-Toubkal06.JPG" class="CtreTexte" alt="01 Imlil-Refuge Toubkal06"><br>
  <br>
  &nbsp; &nbsp;&nbsp; Partis pour une semaine au Maroc avec le projet d'aller nous balader sur les contreforts de l'Atlas de Marrakech, nous décidons finalement, au dernier moment, de changer nos
  plans. En effet, le faible enneigement et la douceur annoncée nous permettent d'envisager l'ascension de quelques sommets. Nous chargeons donc les crampons et direction l'aeroport de Toulouse !<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aprés une journée passée à Marrakech à faire les courses sous un temps estival, nous partons, le 29 décembre, pour Imlil (le chamonix berbère). Arrivés sur place vers 9h30,
  nous rencontrons un guide local avec lequel nous partageons un thé à la menthe et qui nous confirme que le refuge Toubkal, à partir duquel nous souhaitons randonner en étoile, est bien ouvert. Nous
  complétons donc nos provisions et attaquons la montée. Au bout d'une trentaine de minutes nous atteignons le plat d'Armed ou se dégage la vue sur l'imposant Toubkal que nous garderons en point de
  mire le reste de la journée. Pendant deux heures, nous grimpons en suivant l'Assif n'aït Mizzane en rive gauche jusqu'au sympathique hameau sacré de Sidi Chamarouch (ou se trouve le tombeau d'un
  saint musulman). Nous y faison une halte pour nous restaurer puis continuons la montée rive gauche. La vue se dégage alors sur l'Akioud et le Ouanoukrim, deux sommet de plus de 4000m que nous
  comptons aller voir de plus prés... Vers 15h nous atteignons le refuge Toubkal et c'est un véritable choc. Le refuge, qui compte 86 places, est quasiment complet. De nombreuses agences sont là avec
  des groupes venus réaliser l'ascension du Toubkal. Nous qui pensions être tranquilles en cette saison, nous ne sommes pas déçus du voyage !<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le lendemain matin, nous décollons les premiers afin de distancer la caravane des agences. La neige est trés dure, les crampons et le piolet indispensables. Nous grimpons
  seuls sous un beau ciel bleu jusqu'au col où nous sommes rejoints par un couple d'Allemands bien affutés. La suite de l'ascension est moins tranquille car l'arête est en glace et, malgré le beau
  temps, il nous faut nous arrêter à de nombreuses reprises pour ne pas être déséquilibrés par les fortes rafales de vents. Nous atteignons le toit de l'Afrique du Nord vers 11h30. La vue panoramique
  y est somptueuse et permet de voir jusqu'au M'goun et aux portes du désert. Le vent n'ayant pas cessé, j'encorde Sandrine et nous redescendons vers le refuge que nous atteignons peu avant 14h.
  Etant donné le monde et le vent, nous décidons finalement de quitter le refuge dés le lendemain et de rentrer sur Imlil en boucle via les col Alguelzim et Tzikert. En milieu d'aprés-midi, nous
  apprenons par une jeune grenobloise qu'un français, pressé de descendre, mal équipé et visiblement déséquilibré par une rafale de vent, a fait une chute juste sous ses yeux. Ce dernier, souffrant
  de fractures multiples, d'un problème à l'abdomen et d'un traumatisme crânien, sera évacué quelques heures plus tard par hélicoptère, portant à un mort et un blessé grave le bilan du Toubkal sur
  les 8 derniers jours. Cela finit de nous convaincre de fuir les foules.<br>
  &nbsp;&nbsp; Le 31 décembre, nous quittons le refuge vers 8h30 et montons vers le col Aguelzim. Une fois encore, nous chaussons les crampons car les 300 m situés sous le col luisent comme un
  mirroir et, sur certains passages, la glissade est interdite. Le col passé (vue magnifique sur le Tazaghart et belle mer de nuages), nous effectuons une traversée sud pour atteindre en quelques
  minutes une petite brèche. Cette dernière donne sur un couloir orienté ouest, raide mais bien équipé en "zig-zags" qu'il faut descendre en direction du refuge Lepiney. Arrivés peu avant
  l'intersection avec ce dernier, nous déjeunons sur un petit plateau puis bifurquons vers l'Est pour remonter vers le col Tzikert que nous atteignons vers 15h. Nous effectuons alors une descente
  directe vers Armed via un beau chemin et atteignons Imlil peu avant le coucher du soleil.<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous y sommes accueillis par Lidia, qui tient le refuge CAF. Celle-ci nous a préparé un repas spécial réveillon bien arrosé que nous partageons avec un couple de
  grenoblois, quelques allemands et une troupe d'espagnol qui ne manque pas de mettre l'ambiance !<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le lendemain, nous rejoignons Marrakech avec un petit mal de crâne pour y passer nos 3 derniers jours à buller...]]></description>
        <pubDate>Wed, 06 Jan 2010 00:47:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-petit-raid-hivernal-au-toubkal-42401766.html</guid>
                <category>Maroc</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-petit-raid-hivernal-au-toubkal-42401766-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trek Traversee du Pamir Central (Partie II)]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35322786.html</link>        <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp; <img src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/trek-Traversee-Pamir-Central/05_Dusakhdara_Pass--7-.jpg" class="CtreTexte" width="611" height="459"><br>
  &nbsp;&nbsp; Lundi 9 aout, au petit matin, nous quittons Rubot et l agreable maison de nina apres avoir fait provision de son delicieux pain. Nous traversons la Shakhdara via le pont situe a l
  ouest du village et remontons cette derniere vers l est en direction de Deruj. Apres 1h30 de marche, nous bifurquons vers le nord pour rejoindre la Dusakhdara sur sa rive droite. La chaleur est
  deja etouffante malgre le vent qui souffle aujourd hui encore. Nous progressons sur le piemont de la chaine du Shugnan dans un paysage desertique rappelant les decors de steppe du Pamir Est ou
  seuls subsistent quelques arbustes rabougris. La vue derriere nous se degage, nous offrant un magnifique panorama sur la chaine de Shakhdara, les imposantes masses du Pic Karl Marx et Engels ainsi
  que les pentes enneigees du Col Vrang que nous avons franchi deux jours auparavant. Vers midi, nous rejoignons les berges verdoyantes de la Dusakhdara a l endroit ou cette derniere fait un virage
  vers le nord-est. Nous faisons la notre pause dejeuner a l abri du soleil dans une petite Letiovka deserte. Nous passons ensuite l apres-midi a suivre la riviere et atteignons vers 15h un plateau
  (3950m) situe a l intersection avec une vallee s ouvrant a l est sur le lac Turumtai que nous ne pourrons apercevoir, ce dernier etant masque par un petit col. Un sommet voisin situe a l est du
  plateau aurait permis de profiter de la vue sur le lac au terme d une ascension de 500m mais il est deja tard et nous ne voulons pas laisser notre materiel sans surveillance. Nous montons donc la
  tente et decidons de profiter de la fin d apres-midi pour faire une petite lessive et lire au soleil. Malheureusement, les premiers rayons de ce dernier sont&nbsp; bien vite masques par les sommets
  voisins et il nous faut rapidement nous mettre a l abri.<br>
  &nbsp;&nbsp; L ascension des 400 derniers metres menant au col, le lendemain, est de nouveau longue et monotone du fait de la succession des traversees de plateaux si caracteristiques du Pamir.
  Nous y croisons quelques Yaks bien trop occupes a se remplir la panse sur les paturages bordant la riviere pour faire attention a nous. Vers midi nous atteignons le col qui n est autre qu un
  plateau boueux. Nous debouchons sur la vallee de Dusakhdara encadree de parois s elevant a plus de 5000 metres et dont les meandres nous masquent la chaine du Rushan. En debut d apres-midi nous
  passons sous une letiovka d ou les habitants nous font de grands signes nous invitant a venir prendre le the mais nous declinons l invitation car la traversee des Aylacks est interminable, le vent
  incessant et nous voulons absolument rejoindre Shadzud le lendemain. Finalement, vers 16h, la vallee s ouvre devant nous devoilant une magnifique vue sur la chaine du Rushan dominant un beau lac
  forme par la Dusakhdara une centaine de metres en contrebas. Celui-ci n etait pas decrit sur les cartes militaires Russes. Quelques minutes plus tard, nous atteignons un petit plateau domine par
  une letiovka deserte ou un ruisseau, dans ses meandres, a forme de petites mares donnant a l endroit un caractere lacustre tres agreable. Nous nous y installons mais, une fois encore, le vent nous
  oblige a diner en vitesse pour nous mettre a l abri.<br>
  &nbsp;&nbsp; Le lendemain, deux chemins indiques sur la carte s offrent a nous pour rejoindre la vallee, bordant la dusakhdara sur chacune de ses rives. Celui situe sur la rive droite ou nous nous
  trouvons semblant avoir ete emporte par la riviere, nous traversons a gue sans trop de difficulte pour rejoindre le second. Mais bien vite, celui-ci s eleve pour dominer des barres rocheuses de
  plusieurs centaines de metres alors que sur la rive opposee le chemin, de nouveau bien marque, semble suivre naturellement le cours d eau. Nous decidons donc de traverser a nouveau la riviere mais
  le courant est tres fort et il nous faut, cette fois, nous aider de la corde. Apres cette seance thalasso, la vallee se reduit pour devenir une gorge que le chemin surplombe d une cinquantaine de
  metres. Ce dernier est parfois tres aerien et par endroits inexistant sur des portions exposees, emporte par des glissements de terrain, ce qui, avec un sac de 20 kg sur le dos, donne a la fin de
  la descente un caractere sportif. Vers midi nous atteignons le village de Dusakhdara ou nous sommes invites comme il se doit a prendre le the et le kefir par une famille Pamiri dont la jeune fille
  qui fait ses etudes a Dushanbe parle un anglais remarquable. Cela fait du bien de tenir une veritable discussion avec un local sans avoir a sortir notre petit dictionnaire franco-russe toutes les
  30 secondes. Nous quittons le village vers 13h et suivons la M41 pour rejoindre Shadzud ou nous sommes accueillis dans la superbe maison de Karim, un pamiri de 60 ans au look de cowboy, qui vit
  entoure ses 4 filles.&nbsp; Nous passons la soiree a discuter avec lui en regardant une chaine Russe qu il semble affectionner tout particulierement. Cette derniere diffuse en continu des
  pseudo-gags desolants ou des nanas passent leur temps a pieger des pauvres types en leur montrant leurs seins dans les endroits les plus improbables. Sitot l heure du repas arrive, notre hote
  disparait et revient avec des bonbons et une bouteille qu il cache sous sa veste puis immediatement au fond d un meuble. Alors que je m arreterai a un verre de ce tord-boyaux, il passera le reste
  de la soiree a picoler en cachette de ses filles qui ne semblent pas dupes. A 22h la bouteille est pliee, tout le monde au lit !]]></description>
        <pubDate>Thu, 27 Aug 2009 07:28:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35322786.html</guid>
                <category>Tadjikistan</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35322786-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trek Traversee du Pamir Central (Partie I)]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35287636.html</link>        <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp; <img src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/trek-Traversee-Pamir-Central/02_Yamchun--4-.jpg" class="CtreTexte" width="580" height="435"><br>
  &nbsp;&nbsp; Lundi 3 aout, nous quittons Khorog pour Ishkashim, village situe a l entree du corridor de Wakhan a la frontiere afghane ou nous passons un apres-midi a flaner avant de nous installer
  pour la nuit dans une petite pension. Le lendemain matin, nous nous rendons au bazaar ou nous trouvons un chauffeur et sa vieille Lada disposes a nous conduire a Yamchun. Il ne faudra pas plus d
  une demi-heure pour nous retrouver assis tous deux sur le siege avant alors que la banquette arriere se retrouve pourvue de 5 occupants supplementaires et le trajet qui s annoncait magnifique a
  travers cette vallee dominee par les sommets somptueux de l Hindou Kouch nous semble tout a coup beaucoup moins attrayant. C est toutefois sans compter sur la bonne humeur et l accueil incroyable
  de nos compagnons de route grace auxquels nous avancons finalement dans un joyeux tintamarre rythme par les arrets incessants de la vieille Lada qu il faut approvisionner en eau toutes les 20 min.
  Chacune de ces pauses est l occasion pour nos hotes de nous faire decouvrir les tresors que recelle la vallee et il nous faut beaucoup de temps et de doigte pour refuser, sans les vexer, leurs
  invitations pour la nuit. En revanche, nous ne nous faisons pas prier lorsque l un d eux nous invite pour un repas chez son cousin dont la maison traditionnelle pamiri est tout simplement
  magnifique. Nous mesurons alors pleinement le sens du mot accueil au Pamir.<br>
  &nbsp;&nbsp; Nous atteignons Yamchun vers 14h et effectuons l ascension jusqu a la forteresse (ou plutot ce qu il en reste...) qui domine la vallee quelques 400m plus haut et offre sans aucun doute
  l une des plus belles vues sur cette derniere. Nous faisons ensuite un petit crochet par les sources chaudes de Bibi Fatima ou on nous indique une maison susceptible de nous accueillir pour la
  nuit. Nous y sommes recus comme des rois par un ancien mecano de l armee russe, sa femme et leurs 3 enfants qui habitent une petite maison perchee sur le haut de Vishku. La vue sur la vallee au
  soleil couchant y est exceptionnelle et nous laisse sans voix, ce qui n est pas pour deplaire a nos hotes !<br>
  &nbsp;&nbsp; Le lendemain, nous rejoignons Vrang ou faisons les dernieres emplettes au bazaar avant d attaquer les choses serieuses. La montee attaque sec sous la Stuppa qui domine le village et
  nous prenons alors conscience du poids des sacs qui n ont jamais ete aussi lourds puisque nous avons du prevoir une autonomie de 3 semaines ne sachant pas sur quoi compter en terme de
  ravitaillement dans les quelques villages que nous allons traverser. Heureusement, la vue qui se degage sur l Hindou Kouch nous fait un peu oublier notre fardeau. N etant pas acclimates,&nbsp; nous
  decidons de realiser deux camps sur la&nbsp; montee au col de Vrang (5070 m) qui presente un denivele de pres de 2300 m. La progression est evidente le long de la vallee malgre l absence frequente
  de chemin, les inombrables pierriers et traversees a gue de rivieres. L une d elles nous empechera d ailleurs d acceder a un beau paturage (3700m) qui nous tendait les bras pour la nuit, a planter
  la tente au milieu des caillasses et a attendre le lendemain matin que son niveau ait baisse pour effectuer la traversee.<br>
  &nbsp;&nbsp; Le jour suivant, nous atteignons une Letiovka (4250m)&nbsp; deserte et nous y installons. Mais alors que la nuit est tombee et que nous nous croyons seuls au monde, nous voyons
  debarquer, vision surrealiste, 5 Tadjiks dont l un porte un fusil et un autre un grand couteau de chasse dans une main et un renard decapite dans l autre. Ces derniers n ont pas vraiment l air
  heureux de nous voir la. Ils ne nous decochent d abord pas un mot et je ne peux m empecher de repenser a certaines scenes de "Delivrance"... Je pense qu il devait s agir d une reaction de surprise
  car l un d eux ne tarde pas a venir nous trouver pour nous inviter a partager leur the et gouter a leur renard. Ayant deja soupe et voyant leur nombre a se partager ce maigre repas, je prends
  pretexte de maux d estomac pour decliner leur invitation et lui offre en retour une de nos bougies a laquelle il semblait porter beaucoup d interet.<br>
  &nbsp;&nbsp; Le lendemain, nous atteignons le pied du col vers 12h apres avoir laisse un magnifique cirque borde de sommets de plus de 6000m s ouvrant a l Est et qui masquent le Pic Karl Marx
  (6723m) et le pic Engels (6507m). Apres avoir dejeune, nous attaquons l ascension finale des 300 dernieres metres menant au col. Ces derniers ne sont pas une partie de plaisir. Il nous faut
  progresser dans un grand pierrier non trace domine par deux barres rocheuses que nous devons contourner et au niveau desquelles la pente doit flirter avec les 35-40 degres. Pas de quoi faire les
  malins. Nous atteignons le col vers 14h apres avoir traverse quelques neves et la vue se degage enfin sur la&nbsp; vallee de Rubot et sa magnifique succession de lacs domines en fond par la chaine
  du Shugnan. Nous nous fixons comme objectif d atteindre le 2eme lac situe sur l Aylack que nous dominons afin de monter notre camp. Nous devalons les 500m sous le col dans une neige de printemps
  bien portante transformee sur les 5 premiers centimetres qui rend la descente agreable puis attaquons l interminable traversee de l Aylack qui nous amene a notre lieu de campement non sans avoir du
  piquer un dernier sprint pour nous debarrasser d un troupeau d une vingtaine de yacks qui nous suivait en file indienne, croyant probablement que nous etions venus les chercher pour les ramener a
  leur enclos que nous allions decouvrir le jour suivant. Arrives a destination, le vent se leve et nous montons la tente dans laquelle nous nous installons aussitot pour prendre un repas froid et
  sombrer dans bien vite dans un sommeil reparateur.<br>
  &nbsp;&nbsp; La journee du lendemain s averera longue et monotone avec, toujours, cette traversee d Aylack rendant la descente interminable. Heureusement, peu avant midi, nous rencontrons Nina
  accompagnee de son mari, son pere et son fils (juche sur un ane), qui reviennent de s approvisionner en Kefir dans une petite Letiovka. Nous discutons un peu et ces derniers ne tardent pas a nous
  inviter a passer la nuit chez eux, a Rubot, ce qui nous convient parfaitement. Nous allons passer une agreable fin d apres-midi et soiree dans leur maison semi-enterree ou nous trouvons une
  incroyable fraicheur etant donnee la chaleur ambiante. Nous allons une fois de plus avoir un apercu de l hospitalite pamiri, ces derniers ayant mis a notre disposition un garde du corps nous
  accompagnant dans le moindre de nos deplacements autour de la maison, poussant le zele jusqu a monter la garde devant la porte de toilettes !<br>
  <br>
  Rq: j ai tant bien que mal reussi a charger quelques photos dans la section correspondante, mais bon Dieu que c est long...<br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 26 Aug 2009 10:15:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35287636.html</guid>
                <category>Tadjikistan</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-35287636-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Khorog]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-34515555.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; <img width="499" src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/trek-Traversee-Pamir-Central/00_Khorog--0-.jpg" height="371" class="CtreTexte"><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous voila donc arrives a Khorog&nbsp;et prets a demarrer notre trek de 3 semaines a travers le Pamir qui va nous mener de
    Vrang, petit village situe sur le corridor de Wakhan a la frontiere Afghane, a Roshorv au pied du pic Revolution.<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nous sommes arrives avant hier a Dushanbe vers 3h du matin et des notre arrivee le decor a ete pose. Lorsque je presente mon passeport au douanier, celui-ci me fait signe
    de me mettre&nbsp;sur le&nbsp;cote et d attendre. Lorsque tous les voyageurs sont enfin passes (Sandrine comprise), il me fait signe d approcher. Il me montre ensuite le coin de la photo de mon
    passeport qui commence a se decoller&nbsp;et me fait signe&nbsp;(car il ne parle pas un mot d anglais) qu il ne peut me laisser passer et doit me renvoyer a Riga (notre derniere escale en
    Lettonie). Je finis par m enerver et remarque qu il n arrete pas de me dire de baisser la voix en regardant de tous les cotes. Finalement, je comprends qu il veut me raquetter. Je decide donc de
    jouer les abrutis (role de composition bien sur !) et desespere, il finit par laisser tomber. Welcome in Tadjikistan !&nbsp;Plutot que de trouver un hotel, nous decidons de faire nuit blanche et
    nous presenter au guichet des vols interieurs pour tenter d obtenir un vol direct pour Khorog. La tache est ardue car personne ne parle anglais et a peine russe. Finalement, avec l aide d une
    Tadjik parlant couramment&nbsp; anglais, nous parvenons a obtenir un billet pour le jour meme. Elle-meme n en revient pas que nous y parvenions aussi rapidement car cela fait deux jours qu elle
    essaye. A midi nous embarquons dans un petit coucou qui ne contient que 15 places et dans lequel on nous fait monter par une echelle situee dans la soute a l arriere de l appareil. Nous voila
    partis pour 40 min de montagnes Russes dans le vacarme assourdissant des 2 enormes moteurs a helices. Le petit appareil effleure cols et sommets que nous avons l impression de pouvoir toucher :
    le spectacle est grandiose !<br>
    &nbsp;&nbsp; A l aeroport de Khorog, une prof d anglais Tadjik adorable qui voyageait a cote de Sandrine nous propose de partager la voiture de son pere (un vieux taco de l epoque sovietique) et
    nous depose au centre ville. Nous trouvons rapidement une petite home stay a l exterieur de la ville dont les chambres sont toutes occupees mais ou on nous propose de dormir sous la pergola. Nous
    acceptons volontiers car le lieu est un havre de paix avec son petit jardin et ses abricotiers. Les repas qui y sont servis s avereront par ailleurs excellents. Apres une longue nuit
    indispensable pour recuperer de la nuit blanche de la&nbsp;veille, nous nous rendons au centre ville pour faire les provisions de nouilles chinoises, the et biscuits puis profitons du jardin
    botanique en sirotant des jus d abricots. La soiree est quant-a-elle dediee a la preparation des sacs.<br>
    &nbsp;&nbsp; Nous attendons actuellement notre bus pour Ishkashim ou nous allons passer la nuit prochaine avant de rejoindre Vrang, point de depart de notre trek. Au programme, pour ceux que cela
    interesse :<br>
    Vrang - Vrang Pass - Rubot - Dusakhdara Pass - Shadzud - Langar Pass - Sarez Lake - Barchadev - Roshorv (et si assez de temps, Khurdjhin Pass et descente le long de la Yazgulem jusqu a
    Zhamag).<br>
    <br>
    Bonnes vacances et a dans 3 semaines si tout va bien !<br>
    <br>
    Rq&nbsp;: pas de photos cette fois, le cable est reste en pension a la guest-house&nbsp;jusqu a notre retou</span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">r.&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 03 Aug 2009 07:12:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-34515555.html</guid>
                <category>Tadjikistan</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-34515555-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trek Grande Diagonale du Zanskar - Partie I : Brandy Nalla-Zangla]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-22336754.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: center;">
      <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/Trek-Brandy-Nalla-Lamayuru/05-Gotunta-La-Camp-Tantak--08-.jpg" class="CtreTexte"
      height="600" width="450"></span><br>
    </div><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><em><br>
    Avec la nouvelle année vient le temps des bonnes résolutions et de la recherche d'autres horizons.&nbsp; J'en profite donc pour mettre à jour notre petit blog en sortant du tiroir l'article de
    notre dernier trek au Zanskar que je n'ai, jusqu'alors, pas trouvé le temps de mettre en ligne. Récit de l'itinéraire de loin le plus sauvage que nous ayons parcouru...(en attendant le Pamir ?)
    Première partie...</em><br>
    <br>
    Vendredi 25 juillet, nous prenons une fois de plus le bus Leh-Manali. Ce dernier doit nous déposer au lieu dit de "Brandy Nalla", environ une heure avant Sarchu. Nous avons finalement décidé
    d'effectuer notre trek en sens inverse et cela pour deux raisons. Tout d'abord, pour une question de logistique ,car nous avons dû laisser du matériel à Leh, mais avant tout pour une raison
    stratégique. En effet, l'itinéraire initial impliquait la traversée à gué de la Zara Chu&nbsp; deux jours avant le terme du trek. Sachant, d'après les informations recueillies à Leh, que cette
    rivière s'avère depuis quelques années régulièrement infranchissable, cela nous aurait obligés à un détour rallongeant dans le meilleur des cas notre parcours de 4 jours.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Vers 15 heures, nous voilà donc à Brandy Nalla. En contrebas de la route se trouve un vieux bâtiment désaffecté de l'armée et deux
    vieilles tentes où résident une dizaine d'individus chargés de l'entretien des deux ponts (Brandy Nalla et Whiskey Bridge). Ces derniers nous invitent à passer la nuit avec eux mais le site est
    sale et plutôt glauque. Nous déclinons donc l'invitation et préférons remonter la Tsarap à la recherche d'un emplacement plus adéquat pour poser notre tente. Après avoir longé la route pendant
    plus d'une heure, et alors que nous quittons celle-ci, nous apercevons ce qui semble être un camp. Après une demi-heure de marche, nous atteignons ce dernier et réalisons qu'il s'agit, en fait,
    d'un camp d'une garnison de l'armée indienne. Nous demandons aux militaires si nous pouvons nous installer près d'eux et ces derniers acceptent avec plaisir. A peine avons-nous fini de monter
    notre abri qu'ils viennent nous inviter à partager leur repas. Nous apprenons ainsi qu'il s'agit d'une mission chargée d'effectuer des relevés géologiques. Nous passons avec eux une agrébale
    soirée agrémentée de moments vraiment drôles comme celui où le jeune préposé à la radio, désespéré de hurler "Charly Seven, Charly Seven" sans réponse de la part de la base de Sarchu, tandis que
    son repas refroidit, nous demande de lui donner toutes les combinaisons qui nous passent par la tête. Nous en sommes à quelque chose comme "Charly papa tango Delta Seven", dans l'hilarité
    générale, lorsque nous voyons quelqu'un sortir d'une petite tente plantée à l'écart et se diriger vers la radio. Les rires cessent instantanément et nous comprenons bien vite qu'il s'agit de
    l'officier en chef. Quelques instants plus tard, le sous-off nous souffle à voix basse "You can go to bed now..." et nous regagnons notre tente. Ah...l'armée...</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Le lendemain matin, nous longeons la Tsarap en effectuant une succession de "up and down" et atteignons Tsok Mesik vers midi. Nous
    déjeunons à l'ombre des saules et, bien qu'il s'agisse du terme de l'étape, nous décidons de poursuivre notre route car nous avons pris un peu d'avance la veille. Nous nous fixons donc comme
    objectif le lieu-dit de Lahaul situé à environ deux heures de marche. Alors que l'itinéraire indiqué sur la carte semble suivre la rivière, après une heure trente de marche à traverser un
    plateau, le chemin se divise en deux, le plus marqué s'élève vers un col alors que l'autre continue effectivement à suivre la Tsarap. Le chemin a apparemment changé et le nouveau emprunte le col
    puis probablement une succession de crêtes. Toutefois, nos réserves d'eau ne nous permettent pas de nous engager sur cette voie et nous décidons de suivre l'itinéraire original, quitte à
    rebrousser chemin si nécessaire. Ce dernier, peu marqué, passe à flanc d'un pierrier et semble avoir été en partie emprunté par la Tsarap. Quarante-cinq minutes plus tard, ce dernier s'élève
    au-dessus de barres rocheuses sous lesquelles se trouvent de petites plages. L'emplacement offre des aires ombragées à l'abri d'une montée éventuelle du niveau de l'eau et nous décidons donc de
    camper là. A quelques pas, nous découvrons une source et, comble du luxe, une provision de branches de saules que la rivière a charriées&nbsp; qui nous permettra de faire un bon feu. La seule
    inquiétude vient des barres rocheuses qui nous dominent et des éventuelles chutes de pierres. Cette crainte s'avèrera d'ailleurs fondée car nous sommes réveillés au milieu de la nuit par le bruit
    d'un petit éboulement probablement provoqué par quelque bharal mais qui se produira à distance respectable de la tente.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Le lendemain, nous montons au-dessus des barres rocheuses en question, puis effectuons une longue traversée à flanc qui, bien
    qu'aérienne, reste assez évidente à suivre. Après deux heures de marche, le chemin redescend vers la Tsarap et nous avons droit à notre première surprise de la journée : il nous faut nous
    déchausser et passer dans l'eau sous un surplomb car le chemin a été emporté. Nous effectuons ensuite une petite ascension de 200m et atteignons l'intersection avec une vallée s'ouvrant au nord.
    Là, le chemin part en traversée environ 150m au-dessus de la Tsarap puis semble s'interrompre brutalement. Je demande à Sandrine de m'attendre et pars en reconnaissance. Après une vingtaine de
    minutes de marche sur un sentier très aérien, et parfois peu marqué, je découvre qu'une partie de la face a été emportée, nous interdisant de poursuivre dans cette voie. Ayant rejoint Sandrine,
    nous étudions la carte et deux solutions s'offrent à nous : rebrousser chemin et perdre une journée ou tenter le passage&nbsp; d'un col hors sentier dont les courbes de niveau semblent indiquer
    qu'il permet de rejoindre sans trop de difficultés les crêtes qui mènent ensuite à Satok. Après avoir déjeuné, nous attaquons la montée du col et, à notre grande surprise,&nbsp; découvrons des
    traces indiquant que cet intinéraire est emprunté par des locaux. Après 650m d'ascension, nous atteignons notre objectif mais ne parvenons pas à trouver le chemin des crêtes. En revanche, des
    traces descendent dans le lit du torrent ,nous incitant à les suivre. La première moitié s'effectue aisément, mais les choses se corsent par la suite. En effet, le lit du torrent se creuse et,
    bien que ce dernier soit à sec, les branches de saule qu'il a charriées rendent la progression impossible. Il nous faut donc passer à flanc, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, ce qui prend
    un temps fou. Nous arrivons au hameau de Satok à la tombée de la nuit, exténués. C'est la déception. Alors que nous espérions une oasis de verdure, les cultures en terrasse ne sont que rocaille
    et Satok est un village fantôme. Nous plantons la tente et, après un rapide repas, ne faisons pas de vieux os.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><br>
    Le troisième jour, nous montons sur un plateau qui surplombe la Tsarap et que nous empruntons pour atteindre, deux heures plus tard, "Mune Le" : hameau lui aussi désert où se trouve une belle
    cascade, Nous effectuons ensuite une succession de "up and down" au-dessus de la Tsarap et atteignons vers 12h la confluence avec la fameuse "Zara Chu". Le site est superbe, les eaux turquoise de
    cette dernière contrastant avec celles, limoneuses, de la Tsarap. A notre grand soulagement, nous n'avons de l'eau qu'au niveau des genoux et traversons sans difficultés après avoir pris notre
    déjeuner. Nous atteignons Hormoch vers 15h30 en suivant les cours de la Tsarap et constatons une fois de plus que le village est abandonné. Voilà trois jours que nous n'avons vu personne et cela
    commence à nous angoisser car nous réalisons que toute la vallée a probablement été désertée du fait du manque d'eau. Les torrents étant à sec, les cultures en terrasse ne peuvent être irriguées.
    Le plus inquiétant est que nous devons effectuer l'ascension du camp de base du Gotunta La le lendemain, grosse difficulté de cette première partie de trek, et que nous ne savons pas s'il y a
    possibilité de se ravitailler en eau. Nous ne voyons d'autre solution que de prendre 4 litres chacun et de nous rationner.<br>
    <br>
    Le lendemain, nous effectuons sous un soleil de plomb les 1000m de dénivelés nous menant en milieu d'après-midi à une petite mare. Cette dernière se trouve 150m sous le col et nous décidons de
    nous y arrêter pour la nuit. Par bonheur, nous découvrons qu'elle est alimentée par une petite source située en bordure, ce qui permet de cuisiner et de nous laver.<br>
    <br>
    Le lendemain, nous atteignons le Gotunta La (5100m) en une heure et une vue magnifique se dégage sur les sommets environnants, mais nous réalisons également le manque cruel de neige et l'absence
    de glaciers à l'origine de la pénurie d'eau. Après avoir franchi une succession de crêtes, nous passons le Nialo Kontze La (4850m), 2ème col de la journée. Nous y déjeunons et effectuons la
    descente vers la rivière Nialo Kontze qui est complètement à sec. Arrivés à l'intersection avec l'itinéraire de Phuktal, nous hésitons à emprunter ce dernier car voilà maintenant 5 jours que nous
    n'avons vu âme qui vive et nous savons que la prochain village est encore à un jour et demi de marche. Il s'agit de Phuktal, l'un des principaux monastères de la région. Nous décidons donc de
    monter sur un plateau voisin d'où nous pouvons apercevoir Tantak, terme de cette étape, afin de prendre une décision. Nous découvrons un petit hameau constitué de 4 habitations et juché sur un
    piton rocheux, qui semble désert.</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Alors que nous nous apprêtons à rebrousser chemin, il me semble apercevoir deux points noirs
    suspects sur le chemin montant au village. Je sors mes jumelles et crois distinguer deux personnes en train de discuter mais nous sommes à une trop grande distance pour en être
    certains.&nbsp;</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Nous décidons donc de patienter un peu, et lorsque nous voyons les deux formes se déplacer, c'est la fête ! Après
    cinq jours, enfin un peu de vie ! et surtout...peut-être un bon repas !! Nous effectuons l'heure qui nous reste au pas de course et sommes accueillis par une vieille Zanskarie toute surprise de
    nous voir là&nbsp; : cette dernière nous invite à boire le thé. Elle se nomme Dolma et nous apprend que les deux autres habitations</span> <span style=
    "font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">sont occupées par une amie et son père. Nous lui demandons où nous pouvons planter la tente mais celle-ci nous entraîne dans la pièce voisine où
    elle entrepose des récipients contenant du lait de chèvre à différents stades de fermentation. Elle débarrasse alors une partie de la pièce, installe des couvertures au sol et nous indique nos
    lits. Elle a l'air tellement contente que nous n'osons refuser et lui faire remarquer que nous avons peur de mourir asphyxiés. Puis elle entreprend de nous faire goûter au contenu de chacun des
    récipients. Nous arrivons à limiter cette expérience culinaire hors du commun au 1er récipient en prétextant que nous venons de manger puis nous allons nous laver. Lorsque nous regagnons notre
    chambre, Dolma revient et embarque Sandrine</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">pour ramasser des légumes dans son petit potager en lui iexplquant qu'elle est très
    handicapée par l'arthrose. Ce n'est qu'alors que nous déballons nos affaires que nous prenons conscience de la chance que nous avons. Notre chambre possède une grande baie vitrée en plexiglas
    (qui est arrivée là par on ne sait quel miracle !) et nous restons bouche bée devant le coucher de soleil sur la Nialo Kontze et la formidable vue panoramique qu'offre notre position. Notre
    hôtesse vient ensuite nous chercher pour le dîner et nous partageons un kyu (soupe de pâtes avec légumes et pommes de terre) que nous savourons jusqu'à ce que cette dernière nous propose
    d'émietter de petits piments rouges pour relever le goût. Inquiet, je lui demande si ce n'est pas trop fort, bien que je n'y sois pas tellement sensible, et suis rassuré en la voyant engloutir sa
    ration sans sourciller. Je l'imite donc, et dès la première cuillère, j'ai l'impression que ma trachée est réduite en cendres. Il me sera impossible d'avaler une cuillère supplémentaire et, alors
    que je passerai les 10 minutes suivantes à pleurer toutes les larmes de mon corps, je regarderai, dépité, mon repas finir chez les chèvres sous les rires de la voisine qui n'a rien manqué de la
    scène. Heureusement, Sandrine qui n'a pas un gros appétit, me fera profiter des restes de son assiette !</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Nous partons ensuite
    nous coucher et nous endormons en rêvant depuis notre observatoire de choix, ce dernier offrant une vue fantastique sur les sommets environnants sous un magnifique ciel étoilé. Une bien belle
    soirée...</span><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    Le lendemain matin, nous prenons un chya puis demandons à Dolma combien nous lui devons pour tous ses bienfaits, mais elle refuse tout paiement malgré notre insistance. En revanche, elle a repéré
    mes jumelles (un gadget sans grande valeur...) et, après les avoir testées, me fait remarquer qu'elles lui seraient bien utiles pour surveiller ses chèvres. Message reçu, je les lui enverrai de
    Leh à la fin de notre séjour.&nbsp; Nous quittons Tantak en suivant la Nialo Kontze vers l'ouest pendant 30 minutes puis remontons au Nord en suivant la Niri Chu pour atteindre le magnifique
    village de Shade. Là, nous sommes invités à prendre le thé par une famille fort sympathique dont le père nous indique que le chemin du Rotang La (5000m) n'est pas celui indiqué sur la carte. La
    montée est assez agréable et nous atteignons le col vers 12h30. La vue est superbe et nous décidons de nous y arrêter pour déjeuner. Nous effectuons ensuite une descente de 1h30 et atteignons un
    torrent au pied du Lar La où nous installons le camp.<br>
    <br>
    Le 7ème jour, nous attaquons par les 65O mètres de dénivelés du Lar La (4850m) qui sont vite avalés puis, après une descente de 30 minutes et le passage d'un nouveau petit col, nous rejoignons la
    Niri Chu que nous passerons le reste de la journée à suivre en effectuant de nombreuses traversées à gué. Vers 15h, alors que nous approchons du hameau de Shade Pullu, nous surprenons trois mules
    en pleine séance de farniente au bord du torrent. qui détalent en nous voyant arriver. Nous suivons à distance ces dernières qui semblent se diriger également vers Shade Pullu jusqu'à ce qu'elles
    décident subitement de traverser le torrent à un endroit où le courant semble des plus forts, ce qui me vaut cette grande phrase : "Y'a vraiment pas plus con qu'une mule !". Nous décidons donc de
    poursuivre sur la même rive et de traverser plus loin.</span><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">&nbsp; Mais après avoir barboté un moment et&nbsp; nous être retrouvés
    coincés, nous devons nous résoudre à faire marche arrière et découvrons un cairn sur l'autre rive à l'endroit exact où avaient traversé les mules. Je vous laisse tirer les conclusions qui
    s'imposent... Après avoir sorti la corde pour traverser et marché une heure supplémentaire, nous atteignons Shade Pullu et rejoignons les trois équidés qui savaient, bien entendu, parfaitement où
    ils allaient. Là se trouve un camp nomade et une trentaine de yaks installés au pied des pâturages d'été de Shade. Nous sommes conviés à prendre le thé et faisons la connaissance de Tsering
    Topte, un jeune Zanskari, d'une vingtaine d'années, occupé à préparer du beurre . Celui-ci, sa grand-mère, sa jeune soeur et sa tante nous font goûter le lait de nak (femelle du yak) fraîchement
    sorti du pis, le yoghourt qui est un délice, le fromage et enfin le beurre, le tout accompagné de chapatis. En échange, nous leur offrons un paquet de gâteaux car ces derniers refusent, encore
    une fois, d'être payés !</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Nous indiquons ensuite à Tsering notre itinéraire que ce dernier nous déconseille vivement d'emprunter,
    le niveau de l'eau ayant tellement monté que la vallée de Zangla est impratiquable. Nous sommes désépérés par la nouvelle car nous ne voyons aucun autre chemin nous évitant de faire marche
    arrière, mais il nous explique qu'il existe un autre col (Chrekechen La) permettant de rejoindre la vallée de Padum. Bien que l'itinéraire ne soit pas indiqué sur la carte, je parviens rapidement
    à identifier ce dernier grâce à ses explications. Nous décidons donc de tenter le coup.<br>
    <br>
    Le lendemain, nous effectuons l'ascension des 700e m de dénivelés qui nous séparent du Pandang La (5150m) où nous arrivons vers 11h30 sous un ciel menaçant qui ne présage rien de bon.&nbsp;
    Inquiets, nous pressons le pas et empruntons un vallon partant vers l'ouest où nous progressons sur des névés jusqu'à un nouveau petit col. De là, une sente part en traversée, toujours vers
    l'ouest, pour pénétrer dans un nouveau vallon et s'élever sur un pierrier jusqu'au Chrekechen La (5500m) que nous atteignons vers 13h30. Le chemin se divise alors en deux. Le premier qui part
    vers l'ouest et descend par une petite cheminée qu'il convient de désescalader est bordé d'un énorme cairn. Le second, peu marqué, démarre par une traversée au-dessus de barres rocheuses
    vertigineuses où tout faux pas est interdit. Le tonnerre se fait toujours entendre au loin mais le ciel se dégage et il semble que nous ayons évité le pire. Rassurés, nous décidons finalement de
    nous encorder et d'emprunter le premier itinéraire.&nbsp; La progression est difficile du fait des gros sacs et, alors que nous pensons en avoir terminé avec l'escalade, nous découvrons qu'il
    nous faut encore franchir deux petites vires. Nous atteindrons lefond du vallon vers 16h30 après une traversée de pierriers interminables.&nbsp; Quelques instants de repos&nbsp; et nous plantons
    la tente puis faisons notre toilette dans le torrent voisin. C'est alors que nous avons l'agréable surprise de voir surgir de nulle part deux muletiers qui nous regardent l'air stupéfait. Après
    nous avoir fait raconter les circonstances qui nous ont conduit sur un itinéraire aussi peu fréquenté, ces derniers nous expliquent que, de leur côté, ils font route vers Shade Pullu avec du
    ravitaillement afin de prendre leur tour de garde et vont emprunter le second itinéraire (celui que nous avions délaissé), car bien que risqué, celui-ci est le seul praticable par les mules. Ils
    nous saluent ensuite et s'éloignent en nous criant qu'ils vont poser le campement un peu plus haut.&nbsp; Mais 1/2 heure plus tard, alors que nous sommes en train de cuisiner, nous voyons revenir
    nos deux voisins avec, à la main, une bouteille de tchang maison !!! Nous sortons alors deux paquets de nouilles chinoises que nous jetons dans une gamelle (ce qui semble les ravir !) et nous
    voila partis pour un apéro à 4500m. Mais, bien que leur tchang soit excellent, je me montre beaucoup plus raisonnable</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">que lors de
    ma douloureuse expérience tibétaine</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">et, au terme d'une discussion fort animée, chacun regagne son abri.<br>
    <br>
    Lorsque nous quittons le camp, les deux zanskaris sont également sur le départ. Nous les saluons par de grands gestes puis attaquons la descente. Celle-ci suit le cours du torrent dans une gorge
    d'abord très étroite dominée par des parois impressionnantes puis s'élargit progressivement. Nous cheminons sur un large pierrier où serpente le torrent, nous obligeant à effectuer de nombreuses
    traversées à gué. La progression est lente et monotone et lorsque la vallée finit par s'ouvrir à l'ouest et que nous entendons un grondement sourd, c'est le bonheur. Après 9 jours, nous
    retrouvons le fleuve Zanskar et la vallée de Padum où nous allons pouvoir nous ravitailler et prendre un jour de repos. Nous avons effectué la moitié de notre parcours ! Vers midi, nous
    atteignons Tsazar petit îlot de verdure sur la rive est du Zanskar. Nous nous y restaurons en faisant un sort à ce qui reste de nos provisions avant de repartir pour deux heures de marche</span>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">sous un soleil de plomb</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">le long de la route qui même à Zangla. A
    l'exception de la gompa qui le domine, Zangla est un village sans charme offrant des possibilités de ravitaillement très limitées ce qui n'arrange pas nos affaires. Heureusement, un habitant à
    qui nous demandons où trouver un toit pour la nuit nous oriente vers le monastère de nonnes à la sortie du village. Alors que nous nous approchons de ce dernier, nous passons devant une petite
    maison isolée et entendons un appel. Nous levons la tête et appercevons un moine qui nous fait signe d'entrer. Nous acceptons et, aprés nous être déchaussés, le suivons dans la pièce principale
    qui, à notre grande surprise, est extrêment confortable avec ses banquettes, ses tapis et ses étagères chargées d'ouvrages bouddhistes. Il nous offre thé et biscuits puis s'assoit et commence à
    nous expliquer qu'il effectue une retraite ici mais vient,&nbsp; en fait ,de l'un des plus grands monastères indiens (ou séjournent 4000 moines) lorsqu'il se lève brusquement pour ouvrir la
    fenêtre et s'y accoude pour continuer son récit. Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre d'où vient la gêne : après 9 jours de marche, nos chaussettes constituent des armes
    bactériologiques&nbsp; d'une efficacité redoutable ! Nous nous en excusons, ce qui nous vaut une bonne rigolade, puis discutons un moment des conditions de vie des moines au Zanskar avant de nous
    rendre au monastère voisin où nous sommes accueillis par deux nonnes qui nous proposent de loger dans la salle de classe et de patager leur repas, ce que nous acceptons avec grand plaisir.</span>
    <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Nous allons vivre dans ce lieu l'un des plus beaux moments de notre voyage...</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 11:33:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-22336754.html</guid>
                <category>Zanskar</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-22336754-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trek Tso Kar - Tso Moriri]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21444788.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms;"><img width="600" src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/Tso-Kar---Tso-Moriri/TsoKar-TsoMoriri-j4-Gyama-Barma-Korzok--37-.jpg" height=
  "450" class="CtreTexte"><br>
  &nbsp;&nbsp; Jeudi 17 juillet,&nbsp;nous quittons Leh a 4h du matin par le bus de Manali. Ce dernier doit nous deposer en bordure de route au lieu dit de Rockchen. Apres une pause dejeuner a Upshi,
  puis le passage du Taglang La (5400m), nous atteignons Rumtse, depart des treks classiques vers le Tso Kar et Tso Moriri. La, le chauffeur arrete le vehicule et nous affirme&nbsp;que nous avons
  atteint&nbsp;notre destination. Je lui explique qu'il y a un malentendu et que nous allons a Rockchen. Il me repond qu'il ne connait pas ce lieu et insiste pour que nous descendions la, ce que je
  refuse. Il me demande alors de l'accompagner pour nous renseigner au checkpoint voisin. En quelques secondes, me voila entoure de pas moins de 14 ladakhis sous l'oeil eberlue de Sandrine qui,
  restee dans le bus, se demande ce qui peut bien se passer. Chacun d'eux a sa propre theorie sur la meilleure facon d'acceder au Tso Kar mais&nbsp;pas un&nbsp;ne connait Rockchen. Je demande alors
  au chauffeur de laisser tomber. Je sors mon GPS, entre les coordonnees du lieu en question et lui explique que je lui dirai ou nous deposer le moment venu. Apres avoir roule une dizaine de
  kilometres, le bus s'immobilise de&nbsp;nouveau a l'intersection avec une piste partant vers l'est. Le chauffeur me demande alors de descendre en m'indiquant qu'il s'agit du dernier acces vers le
  Tso Kar. Je re-sors la carte et lui indique que le col que nous comptons passer pour acceder au lac se trouve encore a quelques kilometres. Voyant que je ne cederai pas, il finit par accepter et
  reprend la route. Quelques minutes plus tard, je lui demande enfin de nous deposer mais ce&nbsp;n'est qu'apres m'avoir demande a plusieurs reprises si j'etais sur de moi qu'il accepte finalement de
  decharger nos sacs a dos car nous sommes bel et bien au mileu de nulle part.<br>
  <br>
  Premiere mauvaise nouvelle, le cours d'eau ou nous comptions faire le plein est a sec et il ne semble pas y avoir possibilite de ravitailler a proximite du Tso Kar (qui est un lac sale) a moins de
  faire un detour de plusieurs kilometres. Nous prenons donc le parti de nous rationner et de nous contenter de nos 3 litres d'eau en attendant d'atteindre Nuruchan le lendemain. Au bout d'1h45
  d'efforts, nous atteignons le Kongka Seru La (4850m) d'ou la vue se degage sur le&nbsp;lac. Cette derniere est a couper le souffle et n'est pas sans rappeler les "lagunas" du Sud Lipez (Bolivie).
  Nous prenons la notre dejeuner puis descendons vers le lac que nous longeons une heure durant avant d'atteindre le camp de Riyul (4550m), vers 14h30. Ce dernier est desert et, comme il fallait s'y
  attendre, pas la moindre trace d'eau. Sandrine ayant decide de faire une petite sieste, je pars inspecter les berges et, alors que je traverse une zone marecageuse, je decouvre un filet d'eau
  courante qui, avec son petit gout de vase, s'averera parfumer agreablement nos nouilles chinoises et, plus important, nous evitera de crever de soif !&nbsp;Il nous faudra, par ailleurs, prendre
  notre repas dans l'abside de la tente car le vent qui s'est leve et balaie le plateau, secoue notre abri avec une telle violence que nous avons l'impression d'etre une coquille de noix perdue dans
  la tempete au beau milieu de l'ocean.<br>
  <br>
  Le lendemain matin, le vent est enfin tombe et nous repartons pour une marche de 2h qui nous mene a Nuruchan que nous atteignons juste a temps pour nous mettre a l'abri car la pluie se met a
  tomber. Cette derniere ayant cesse, nous remplissons nos gourdes dans la riviere voisine et attaquons la montee du Horam Kongka La (4950m) que nous atteignons en 1h30. Le col offre une superbe vue
  sur le Tso Kar dont nous ne pourrons pas profiter bien longtemps, les ondees&nbsp;etant de retour. Ayant enfile les capes de pluie, nous descendons vers Rajun Karu et posons la tente, un peu avant
  le camp, en bordure de la Spanglung. La pluie a cesse mais nous avons tout juste le temps de prendre notre repas avant que le vent ne se leve, nous obligeant, comme la veille, a finir la journee
  enfermes dans notre abri.<br>
  <br>
  Le 3eme jour, nous suivons la Spanglung jusqu'a Rajun Karu ou nous bifurquons vers le sud-est pour emprunter une large vallee qui monte progressivement vers le Kozur La (5450m). Peu avant
  d'atteindre le col, nous rejoignons un groupe d'israeliens partis avec une agence et semblant souffrir de l'altitude. Alors que nous les depassons, l'un d'eux entreprend de piquer un sprint afin
  d'arriver au col avant nous. Ce dernier ayant probablement oublie un instant qu'il se trouvait a plus de 5000m, nous le voyons courir comme un fou sur environ 30m avant de s'effondrer
  lamentablement sur un rocher en soufflant comme un boeuf sous le regard desespere du guide qui l'accompagnait. Il lui faudra une bonne vingtaine de minutes pour effectuer les 50 derniers metres le
  separant du col. Nous profitons un moment de la vue sur le Tso Kar et les sommets environnants avant d'entamer la descente qui conduit en 45 minutes&nbsp;a un immense plateau sur lequel nous
  progressons 1h30&nbsp;avant d'atteindre le camp de Gyama Barma (5200m). Une fois encore, le vent se leve, nous obligeant a nous refugier dans la tente. La morosite commence a nous gagner. En effet,
  la relative monotonie de ces hauts plateaux ajoutee a ces longues heures passees a attendre dans un espace confine commencent a nous user moralement. Je repense a ce couple rencontre a Kathmandu
  dont le mari etait reste coince un mois au camp de base du Shishapangma a attendre une fenetre meteo favorable qui ne se presenta jamais... Pour ne rien arranger, Sandrine commence a ressentir des
  nausees, probablement dues a l'altitude. Quant a moi, je ressens de legers maux de tete dont un cachet d'aspirine viendra rapidement a bout.<br>
  <br>
  Le 4eme jour, nous passons le Kotse La (5400m) et redescendons au camp de Gyama en environ 2h30. Nous avions initialement prevu de monter au Yalung Nyau La afin de profiter de la vue sur le Tso
  Moriri, de redescendre a Gyama, puis de quitter, le lendemain, l'itineraire classique pour effectuer l'ascension du Lanyar La (5850m). Le but etait de rejoindre la vallee de la Sumkar Lungpa puis
  d'atteindre en 2 jours la route de Leh ou un camion nous aurait depose. Malheureusement, l'etat de Sandrine se degrade et aux nausees qui ont empire, s'ajoutent les maux de tete. Nous
  decidons&nbsp;donc de rester a Gyama et, une fois encore, passons l'apres-midi enfermes dans la tente a l'abri du vent.<br>
  <br>
  Le lendemain, Sandrine n'est guere mieux. Il nous faut faire une croix sur le Lanyar La et redescendre sur&nbsp;le Tso Moriri. Le passage du Yalung Nyau La (5500m) sera un vrai calvaire pour
  Sandrine qui n'a pas mange grand chose depuis 24 heures. Heureusement, la vue qu'offre le col sur le Tso Moriri, la chaine des Mentok ainsi que les Chamser et Lungser Kangri est somptueuse.
  Malheureusement, ce reconfort ne sera que de courte duree, la descente sur Korzok (4600m) se terminant par la traversee interminable d'un immense plateau desertique. Nous atteignons le petit
  village de Korzok, sur les berges du Tso Moriri, vers 14H. La, nous recontrons finalement un allemand qu'une jeep doit ramener a Leh et qui nous propose de profiter de son vehicule. Apres 6h de
  marche, nous enchainons avec 6h de jeep et vers 20h30, nous retrouvons notre&nbsp;chere guesthouse.<br>
  <br>
  Si ce trek offre certains passages magnifiques avec notamment la decouverte du Tso Kar et celle du Tso Moriri et permet de s'immerger dans l'ambiance des hauts plateaux tibetains, il n'en reste pas
  moins tres monotone. Nous aurions par ailleurs aime croiser plus de nomades, ce qui n'a ete le cas qu'en de rares occasions. En conclusion, je pense que ce trek peut etre agreable a condition, une
  fois n'est pas coutume, de s'adjoindre les services d'un muletier pour le transport d'une tente spacieuse ou passer les&nbsp;apres-midi a l'abri du vent.</span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Jul 2008 09:44:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21444788.html</guid>
                <category>Ladakh</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21444788-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trek Likir-Tar-Tokpo]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21251284.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div style="text-align: center;">
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/Likir-Tokpo/04-Tar-Tokpo--06-.jpg" class="CtreTexte" height="450" width="600"><br>
    </div><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Mercredi 10 juillet, nous quittons Leh par le bus local de 15h30 a destination de Likir ou doit debuter notre trek d'acclimatation
    a savoir une variante du fameux trek Likir-Khalse (classique "baby trek"). Au terme d'un trajet de 2h au cours duquel nous faisons la connaissance d'un moine fort sympathique du monastere de
    Lamayuru et qui nous distrait avec ses recits de voyage autour du monde, le bus nous depose en bordure de route a environ vingt minutes de marche en contrebas de Likir (3500m). Cette courte
    ascension effectuee, nous decouvrons un magnifique petit village a cheval sur le torrent Likir Tokpo et domine par sa belle Gompa. Nous nous mettons alors en quete d'un emplacement&nbsp; ou poser
    notre tente car la journee touche a sa fin. A l'entree du village, nous croisons la route de deux adorables gamines d'une dizaine d'annees qui nous entrainent chez elles dans une petite aire de
    camping situee sous des abricotiers, parfaitement entretenue et au tarif modique. Nous y passons une agreable soiree a faire connaissance avec nos jeunes hotesses qui ne sont pas pressees d'aller
    se coucher vu que l'ecole ne commence pas avant 10h.</span><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><br>
    <br></span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Le lendemain matin, nous quittons Likir vers 8h alors que la chaleur est deja etouffante. Les ladakhis que nous croisons
    nous accueillent chaleureusement par de francs "julley" et n'hesitent pas a interrompre leurs travaux pour nous demander ou nous allons, nous indiquer le chemin ou nous inviter a boire le the
    juste pour le plaisir de discuter. Des la sortie du village, nous nous retrouvons dans ce desert montagneux si caracteristique du Ladakh et, alors que nous grimpons tranquillement vers le Pobe La
    (3650m), on entendrait presque resonner la musique de "A horse with no name" du groupe America. Nous evoluerons le reste de la journee dans cet environnement mineral ou, par un jeu d'ombres et de
    lumieres, le soleil et les nuages font ressortir sur les immenses parois qui nous dominent des couleurs sans cesse changeantes. Apres avoir traverse Sumdo puis gravi le Charatse La (3700m), nous
    atteignons la petite oasis de Yangtang (3600m), au bout d'environ 3h30 de marche. La, nous nous restaurons et nous sentant plutot en forme, decidons d'enchainer avec la deuxieme etape du trek
    classique. Vers 15h, nous atteignons le village de Himis Shukpachen (3690m) apres avoir passe le Sarmachan La (3750m). Le centre du village n'etant pas tres avenant, nous continuons notre route
    et trouvons une habitation un peu a l'ecart ou l'on nous propose un emplacement au calme ou planter notre tente.</span><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><br>
    <br></span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Le jour suivant, nous debutons la journee par l'ascension du Lago La (3750m) que nous passons au bout d'une heure de marche,
    puis descendons vers le petit hameau de Ang ou nous retrouvons, avec plaisir, un peu de verdure. Nous poursuivons notre descente a l'ombre des noyers et des abricotiers qui bordent la Dangdong
    Tokpo et atteignons Tingsmogang au bout de 3h. Nous hesitons a enchainer avec l'etape suivante mais cette derniere, donnee pour 5-6h de marche, precede la difficulte principale de ce trek et nous
    decidons donc de nous en tenir la. Une alternative aurait consiste a poursuivre jusqu'a Nurla (1h de marche supplementaire) mais ce village se trouvant en bordure de l'axe routier Leh-Kargil,
    nous lui preferons la tranquillite de notre position actuelle. Nous nous installons donc dans un petit camping qui, comble du luxe, offre une douche (decidement, c'est vraiment un trek tranquille
    ...) puis en profitons pour visiter la superbe Gompa situee sur un promontoire rocheux dominant le village. Nous faisons egalement la connaissance d'un suisse et de son fils qui arrivent au terme
    de leur trek de 10 jours debute a Hundar (Nubra Valley), region que nous avions traversee l'an passe.</span><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"><br>
    <br></span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">Le 3eme jour debute par une descente d'une heure vers Nurla (3050m) qui se fera, a notre grand etonnement, sous la pluie car
    nous n'avions pas vu la moindre goutte d'eau lors de notre dernier sejour (il faut cependant preciser que nous etions arrives debut aout). Nous profitons de notre passage a Nurla pour faire
    quelques provisions de confort (biscuits, chocolat...) puis attaquons la montee au village de Tar apres avoir traverse l'Indus par un pont suspendu. Nous nous engageons alors dans de magnifiques
    gorges tres etroites. Apres deux heures de marche, nous debouchons sur un plateau dans un petit cirque domine de toutes parts de parois impressionnantes. Le site est vraiment magnifique ! Au
    milieu des champs d'orge qui commencent a prendre une teinte doree coule une riviere bordee d'arbres. Ca et la emergent quelques habitations et une petite gompa se dresse a l'est. L'endroit
    semble fige comme si le temps s'etait arrete. En nous approchant des habitations, nous rencontrons une ladakhi accompagnee de ce qui semble etre son petit fils qui nous apprend que nous sommes a
    Tar (3400m). Nous n'en revenons pas car, une fois encore, notre guide de trekking semble etre a cote de la plaque. Nous regrettons de ne pas avoir continue notre route la veille car cela fait
    deux journees de marche consecutives de seulement 3h. Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons continuer notre route a moins de passer l'Ipti La (4200m) et redescendre sur Ipti pour la nuit, ce qui
    nous fait faire un detour inutile. Nous decidons donc de poser la tente au bord de la riviere et sommes aussitot invites a prendre le the. Notre hotesse nous raconte alors aue le jeune garcon qui
    l'accompagne n'est pas son petit-fils mais le fils d'amis nepalais</span> <span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;">dont elle prend soin pendant que ses parents travaillent a
    Thiksey. Apprenant cela, nous entreprenons de communiquer avec le jeune Tapa a l'aide des quelques mots que nous avons appris lors de notre sejour dans son pays natal. Cela semble le ravir et
    nous avons tot fait de nous en faire un ami. Nous rejoignons ensuite notre tente et passons la fin de l'apres midi a lire alors que le temps se degrade de nouveau. En fin d'apres-midi, la pluie
    cesse et nous sommes rejoints par deux francaises avec un thermos de the chaud. Elles nous racontent qu'elles viennent chaque ete depuis 4 ans et nous passons deux bonnes heures a refaire le
    monde. Nous nous preparons ensuite les traditionnelles nouilles chinoises agrementees de thon, puis nous nous mettons au lit.<br>
    <br>
    Dimanche 13,&nbsp; nous nous levons vers 7h sous le soleil alors que la pluie est tombee sans discontinuer toute la nuit. Alors que nous prenons notre petit dejeuner, la vieille ladakhi
    rencontree la veille vient nous saluer et commence a tourner autour semblant tres embetee. Ce n'est que quelques minutes plus tard que nous comprenons son embarras alors que nous voyons de l'eau
    envahir notre campement. Un reseau de canaux a ete cree a partir du ruisseau afin d'irriguer les champs. Les habitants, en deplacant quelques pierres strategiquement placees, declenchent
    l'arrosage automatique tous les matins avant les grosses chaleurs. Sauve-qui-peut ! Nous sommes obliges de quitter les lieux en 4eme vitesse en rangeant le materiel encore humide. Alors que nous
    nous appretons a partir en direction du sud, notre hotesse nous indique un autre chemin plus direct pour atteindre l'Ipti La. Je reste perplexe en regardant la carte et, malgre la confirmation du
    GPS, je decide de lui faire confiance car elle semble sure d'elle. Ce n'est qu'apres 2h30 d'une ascension assez raide et alors que nous decouvrons la vue splendide qui nous est offerte sur la
    chaine du Ladakh que je comprends qu'il existe deux versions du col Ipti La. Nous nous trouvons sur le col Nord (4150m) et la carte propose un itineraire via le col sud (4300m) sous lequel nous
    allons passer pour atteindre le col suivant. Nous tenons d'ailleurs a feliciter "Base Camp", principal organisateur francais de courses de trails, qui se targue de respecter l'environnement et se
    permet de farcir les itineraires de trek de peinture afin d'indiquer la direction a suivre aux coureurs. A 2700 euros la course, je pense qu'ils devraient pouvoir acheter de la peinture
    biodegradable ou mieux, une carte et une boussole a chaque participant !!&nbsp; Dans un pays ou le passage des cols ornes de chortens et de drapeaux de prieres est une experience quasi-mystique,
    je trouve hallucinant qu'on se permette de faire une chose pareille sous pretexte du passage de 30 pelerins (pour info, le Ladakh Trail de cette annee a ete, en plus, annule par manque de
    participants !).<br>
    <br>
    Nous effectuons ensuite une belle traversee pourvue de quelques passages aeriens offrant une belle vue sur le village de Ipti et atteignons le col de Margyu La (4200m), 4h30 apres le depart. Nous
    n'aurons malheureusement pas le temps d'y prendre notre dejeuner, ni de profiter de la vue car un orage eclate et nous sommes obliges de ressortir les capes de pluie avant de descendre a Mangyu
    au pas de course. Une heure plus tard, alors que nous atteignons le village, l'orage est passe et nous nous installons au bord du torrent pour dejuner enfin. Nous nous mettons ensuite a la
    recherche d'un campement lorsque nous decouvrons que le chemin que nous devons emprunter le lendemain, 5h durant, pour atteindre Alchi, est devenu une large piste toute prete a etre goudronnee.
    Nous decidons donc d'abandonner la visite de la gompa et de nous remettre en route pour rejoindre directement Tokpo afin de prendre un bus pour Leh le lendemain matin. Deux heures plus tard, nous
    atteignons finalement notre but, passablement fatigues apres ces huit heures de marche et, bien que l'endroit ne soit pas tres accueillant (il s'agit d'une gare routiere), nous passerons
    neanmoins une bonne nuit dans le champ attenant a une petite epicerie.<br>
    <br>
    Lundi 14, nous prenons le bus de 9h30 et arrivons a Leh deux heures plus tard ou nous retrouvons avec plaisir notre Guest House preferee.<br>
    <br>
    Une bonne mise en jambe en attendant le depart pour le Tso Moriri dans deux jours.</span>..<br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 13:42:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21251284.html</guid>
                <category>Ladakh</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21251284-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retour a Ladakh Mountains]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21069620.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/leh/leh8.jpg" height="444" width="331">
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Bonjour a tous !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp; Apres quelques mois de vacances, nous avons finalement du nous resoudre a revenir aux choses serieuses. Nous voila donc de&nbsp;retour au petit
    Tibet&nbsp;!!! Au programme : petit trek d'acclimatation en boucle (Likir-Tar-Alchi) puis les grands lacs (Tso Kar - Tso Moriri) et enfin la grande traversee du Zanskar (Lamayuru-Zangla-Brandy
    Nalla).&nbsp;Je tiens a m'excuser aupres de&nbsp;ceux qui n'etaient pas encore au courant de notre depart,&nbsp; mais avec le vente de l'appartement, ma re-orientation professionnelle, les semis,
    l'organisation du voyage et autres, j'ai ete un peu deborde. Bref, pour resumer,&nbsp;Sandrine s'est vue offrir, pour ses 30 ans,&nbsp;un petit sejour d'1 mois 1/2 au Ladakh histoire de continuer
    la decouverte de cette magnifique region et nous voila donc repartis !<br>
    &nbsp;&nbsp; Le trajet a ete assez eprouvant puisque nous avons enchaine 3 nuits quasi blanches (une assis dans le TGV, une&nbsp;autre sur les banquettes de Roissy et une derniere sur celles de l
    Aeroport domestique de Delhi), meme si c'est incomparable avec l'arrivee en jeep par les cols via Manali,&nbsp;mais apres une bonne nuit de sommeil dans notre petite Guest House preferee, nous
    voila en train de nous promener dans les rues, si agreables, de Leh.&nbsp;Les touristes ne sont pas encore arrives et nous retrouvons des visages familiers qui nous accueillent chaleureusement ce
    qui fait vraiment tres plaisir ! Cerise sur le gateau, nous&nbsp;ne ressentons&nbsp;pas du tout les effets de l'altitude (Leh est tout de meme a 3500m).<br>
    &nbsp;&nbsp; Cet apres-midi va etre consacre a la partie logistique de notre premier trek pour lequel nous decollons demain apres-midi a 15H.<br>
    &nbsp;&nbsp; Bonnes vacances aux chanceux et bon courage a ceux qui doivent</span> <span style="font-size: 10pt;">encore</span> <span style="font-size: 10pt;">faire preuve d'un peu de patience
    !</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 05:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21069620.html</guid>
                <category>Ladakh</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-21069620-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bonne Annee 2008 !]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-15180375.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;&nbsp;<img class="CtreTexte" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/Paradise-Beach/Paradise-Beach--23-.JPG">
  </p>
  <p>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; Nous vous souhaitons a tous une <font size="3"><strong>excellente annee 2008</strong></font> en commencant par une bonne sante&nbsp;puis la concretisation de tous vos projets.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; En ce qui nous concerne, nous sommes toujours les pieds dans l eau au bord de notre petite plage du Karnataka&nbsp;ou nous nous trouvons tellement bien que nous avons decide de
    rester une semaine supplementaire. Il nous reste une douzaine de jours avant le retour et nous arrivons donc au terme de notre voyage.&nbsp;Nous avons&nbsp;prevu de passer&nbsp;rapidement par Goa
    puis Mumbai avant de rejoindre Agra histoire de faire, quand meme, un petit tour par le Taj Mahal. Nous mettrons, bien sur, quelques nouvelles en ligne mais ne vous attendez pas a de nouveaux
    recits de trekking, vous pouvez desormais ranger le tube d aspirines ! ;-)<br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp; &nbsp;Grosses bises a tous et merci de nous avoir suivis et donne des nouvelles&nbsp;durant ces six mois. Il nous tarde de tous vous revoir.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; A tres bientot<br>
    <br>
    Sandrine et Yannick
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 05:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-15180375.html</guid>
                <category>Inde du Sud</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-15180375-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De Darjeeling a Paradise Beach...]]></title>
        <link>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-14922622.html</link>        <description><![CDATA[<img class="CtreTexte" alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/41/65/66/Paradise-Beach/Paradise-Beach--13-.JPG"><br>
  <strong><font face="Comic Sans MS" color="#FF0000" size="5">Joyeux Noel !!!</font></strong>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Certains d'entre vous auront pu se demander ce que c'etait que cette lune de miel passee a&nbsp;nous geler dans l'Himalaya. Nous avons donc decide
    de corriger le tir ! &nbsp;Nous vous ecrivons d'un coin de paradis au bord de l'ocean indien. Nous y avons pris une petite hutte abritee sous les cocotiers, donnant directement sur une plage de
    sable fin quasi-deserte. Nous nous sommes donc debarrasses de nos tongs pour une duree indeterminee et notre unique&nbsp;stress de la journee consiste a traverser les 50m de sable&nbsp;chaud
    entre notre cabane et l'ocean&nbsp;en evitant de&nbsp;nous bruler les pieds. Meme nous, qui ne sommes vraiment pas des adeptes de ce genre de vacances, sommes sur le point d etre
    convertis.&nbsp;Il faut&nbsp;reconnaitre que nous y avons mis le prix : 4 euros la nuit et un euro le repas sans oublier les jus de fruits a 30 cts. Bref, y a pas a&nbsp;dire, c'est pas tous les
    jours facile... les vacances&nbsp;!</font>&nbsp; <font face="Comic Sans MS" size="2">En attendant, grosses bises a tous et encore une fois, <strong>JOYEUX NOEL !<br></strong><br>
    PS: Le nom que nous avons donne a&nbsp;cette plage n est evidemment pas&nbsp;son nom veritable mais celui d une des plages les plus connues du Karnataka. Pour ceux qui sont interresses, nous
    sommes evidemment prets a negocier !&nbsp;&nbsp;</font> Vous avez notre email...&nbsp; ;-)
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;<br></font><font face="Comic Sans MS" size="2"><br>
    &nbsp;&nbsp; Voici le recit de nos dernieres peregrinations...</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Apres un trajet eprouvant de deux jours qui nous a conduits de Taplejung a Siliguri ponctue de quelques episodes epiques sur les routes de
    montagne nepalaises, que nous vous epargnerons ici, nous atteignons enfin, au terme d'une randonnee en 4x4 de 3h, Darjeeling.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Situee a 2130m, cette petite ville de 110 000 habitants offre un cadre somptueux de plantations de the s'etendant a perte de vue de tous cotes.
    Sitot arrives, nous cherchons un hotel avec eau chaude afin de prendre enfin cette douche qui nous a fait tant rever ces deux dernieres semaines. Malheureusement, nous apprenons a nos depens que
    la notion d'eau chaude 24h/24 est tres subjective dans cette region. Pire, il est inutile de compter sur le chauffage et par consequent, etant donnee l'altitude, de ranger le sac de couchage en
    duvet et les doudounes. Heureusement, nous nous consolerons chez Glenary's, une bakery de style anglais colonial du plus bel effet offrant une vue imprenable sur les plantations de the et un
    choix incroyable de patisseries, ainsi qu'au Park Restaurant une adresse incontournable proposant des specialites thai a tomber !</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Le froid, mais surtout le mauvais temps annonces pour la semaine a venir, vont nous contraindre a changer nos plans et a renoncer a notre trek
    dans la region voisine du Sikkim pour rejoindre directement l'Inde du sud et les Nilgiri Hills, dernier trek prevu. Nous passerons toutefois 4 jours bien agreables a Darjeeling au cours desquels
    nous visiterons le zoo qui est, selon le Lonely Planet, l'un des plus beaux de l'Inde et nous permettra d'observer des especes himalayennes en voie de disparition dont le fameux panda roux, mais
    aussi un grand nombre d'oiseaux que nous avions approchees au cours de nos treks mais que nous n'avions pu observer de pres. Nous faisons egalement un tour par le musee de la montagne qui retrace
    l'histoire des premieres ascensions himalayennes, ainsi que l'evolution du materiel employe et a servi de camp d'entrainement a nombre d'entre elles. Pour finir, nous passerons l'apres-midi a
    effectuer des degustations de the.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Le 14 decembre, nous prenons un vol Bagdogra-Chennai via Calcutta. Arrives a Chennai (Madras), nous denichons un petit hotel bon marche et nous
    baladons un peu mais arrivons vite a la conclusion qu'il n'y a rien de bien interessant a faire ni a visiter. La circulation pour les pietons est, de plus, extremement dangereuse et fastidieuse.
    Le seul point&nbsp;agreable de notre sejour sera la decouverte du "Maharadja Restaurant", une adresse servant de cantine aux indiens du coin et proposant de la tres bonne cuisine indienne du sud
    ainsi qu'un grand choix de jus de fruits originaux. Nous avons aussi decouvert une autre specialite locale beaucoup moins savoureuse. Enfin tout depend pour qui... Trop heureux de retrouver la
    chaleur, apres une bonne douche, je me debarrasse joyeusement de mes vetements, mets le ventilo a fond et ouvre grand la fenetre. Le lendemain matin, une belle surprise m'attend au reveil. Je
    suis immediatement pris de grosses demangeaisons dont je comprends l'origine sans meme regarder ma peau car le mur d'en face est couvert d'enormes moustiques. Je n'en ai jamais vu une telle
    densite. Le lit est d'ailleurs couvert de taches de sang dues a ceux que j'ai probablement ecrases lors de mouvements noctures. Apres un bref examen de mon corps c'est la desolation. Je compte
    plus de 25 piqures simplement sur l'une de mes mains. Sachant que j'ai dormi en calecon, je vous laisse imaginer le resultat global. Heureusement la trousse a pharmacie de Pierre fera des
    miracles et je passerai les 3 jours suivants sous traitement pour calmer le feu qui se repand dans tout mon corps. Sandrine, quant a elle, aura ete plus maligne en dormant couverte et aura donc
    ete moins touchee. Nous comprenons ensuite pourquoi l'ensemble des murs de la chambre a ete carrele (chose qui nous avait initialement frappes...) alors que nous passons une bonne heure a ecraser
    des dizaines et des dizaines de nos agresseurs sur ces derniers.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Le 16, nous quittons Chennai et, apres 2h30 de bus, atteignons Mamallapuram, une petite station balneaire tres agreable, bien que frequentee
    principalement par les touristes etrangers, ou nous passons 3 jours a nous reposer. Cette derniere vaut le detour pour son "Shore Temple" et ses "Rock Carving" mais surtout ses restaurants de
    fruits de mer. Nous y rencontrons d ailleurs un Breton installe la depuis dix ans et proposant de la ratatouille et des tomates farcies !!</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Le 19, en fin de journee et apres 2h de bus, nous arrivons a Pondichery sous une pluie battante. Nous prenons un Rickshaw qui nous depose devant
    un Lodge dont nous nous faisons ejecter du hall sous pretexte q' il n y a pas de place et que nous mouillons le carrelage. Nous quittons donc les lieux en insultant le receptionniste qui refuse
    de nous laisser le temps de consulter notre Lonely Planet. Ce dernier changera de tete lorsque nous lui promettrons d'ecrire au guide pour lui parler de l'accueil qui nous a ete reserve. Apres
    avoir trouve un gite non loin de la, nous y passons la nuit et le lendemain, visitons la ville. Cette derniere, ancienne ville coloniale francaise, ne ressemble pas du tout au reste de l'Inde.
    Elle possede de larges boulevards et des rues pavees bien entretenues ce qui contrate avec ce que nous avions pu voir jusqu'a present. Nous prenons plaisir avant que la pluie ne se remette a
    tomber, a nous promener sur le front de mer. La meteo indiquant une persistance du mauvais temps pour les cinq jours suivants, nous decidons de repousser le trek pour nous nous rendre, au soleil,
    sur une plage isolee du Karnataka que nous a indique un couple de francais rencontres a Mamallapuram. Cela nous oblige a enchainer un bus de nuit, un apres-midi a Madurai, une journee et une nuit
    a Bangalore puis un nouveau bus de nuit mais chaque kilometre en valait la peine !&nbsp;Enfin a part ceux ou je me suis fait&nbsp;devorer, mais cette fois&nbsp;par une colonie de puces,&nbsp;dans
    le bus pour&nbsp;Bangalore...</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Comic Sans MS" size="2">&nbsp;&nbsp; Nous arrivons le 23 au matin au Nord du Karnataka ou nous decouvrons, emerveilles, une plage de sable fin paradisiaque telle que nous ne pensions
    pas qu'il puisse encore en exister. Nous y prenons une hutte sous les cocotiers donnant directement sur&nbsp;cette derniere. La plage tranquille, d'un km de long environ, situee dans une crique
    est frequentee par une trentaine de personnes seulement. Le soir apres un coucher de soleil a couper le souffle et un bon repas pris dans l'une des quelques paillotes qui bordent le rivage, nous
    nous endormons avec le bruit des vagues. Le zen absolu...</font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Dec 2007 18:41:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-14922622.html</guid>
                <category>Inde du Sud</category>        <comments>http://www.les-trekkers-bearnais.com/article-14922622-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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